La mort subite du nourrisson : définition, age, risque… Les réponses à vos questions !  

Le syndrome de la M.S.N (mort subite du nourrisson – ou mort inattendue du nourrisson M.I.N-) est défini comme le décès soudain d’un jeune enfant, inattendu de par son histoire et demeurant inexpliqué malgré les examens réalisés après la mort. 

La recherche des causes du décès est indispensable au diagnostic car elle permet de différencier les morts subites du nourrisson explicables (l’étude des circonstances entraînant le décès et permettant d’en trouver la cause) et les morts subites du nourrisson inexpliquées (ni l’étude des antécédents, ni la recherche des causes du décès n’ont permis de trouver une cause évidente du décès). Ainsi, en l’absence d’investigations, une mort subite du nourrisson ne doit pas être considérée comme inexpliquée.

Mort subite du nourrisson : incidence et facteurs épidémiologiques 

Ainsi définie, la Mort Subite du nourrisson est, dans les pays industrialisés, la circonstance la plus fréquente de mort du nourrisson entre 1 mois et 1 an.

Après une forte diminution du nombre de morts inattendues du nourrisson dans les années 90 suite à la campagne « dodo sur le dodo » ; le chiffre se stabilise en France, il y a environ, chaque année, 400 morts inattendues du nourrisson, dont environ 250 morts subites du nourrisson (inexpliquées après analyse des causes du décès).

Il s’agit donc non seulement d’un drame familial, mais aussi d’un problème de santé publique.

 Mort subite du nourrisson, les facteurs de risques : 

Mort subite du nourrisson : facteurs propres à l’enfant

 Le premier élément est l’âge du décès puisque ce syndrome survient avec un maximum très net de fréquence entre 2 et 4 mois. Les garçons sont plus touchés que les filles.

 Le risque de mort subite du nourrisson serait plus élevé lorsque le poids de naissance est plus faible (incidence de 6,5 à 13 %°° lorsque le poids de naissance est inférieur à 1,8 kg) et de ce fait est augmenté en cas de prématurité, de grossesses multiples ou d’antécédents d’hospitalisation en unité de soins intensifs en période néonatale.

Le risque est également plus élevé en cas de dysplasie broncho-pulmonaire.

Mort subite du nourrisson : les facteurs familiaux et le risque de récurrence

Le risque de récurrence de Mort subite du nourrisson au sein d’une même fratrie apparaît variable d’une étude à l’autre (de 2 à 10 fois plus), mais a été surestimé.

 Le risque est par contre multiplié de façon beaucoup plus certaine par 2 à 4 chez les jumeaux d’enfants morts subitement, et serait particulièrement élevé chez ceux dont le poids de naissance était inférieur à 2 kg.

 Mort subite du nourrisson, les facteurs socio-économiques :

Les facteurs socio-économiques sont controversés et non spécifiques.

Les enfants nés de mères héroïnomanes et/ou fumeuse ont un risque beaucoup plus élevé.

 Les circonstances favorisantes :

Les circonstances du décès liées à la Mort subite du nourrisson sont habituellement stéréotypées. Un nourrisson en parfaite santé, couché normalement quelques heures plus tôt, est retrouvé mort dans son berceau.

Ce syndrome serait plus fréquemment rencontré en hiver et au printemps. Il est parfois retrouvé dans les jours précédents : la notion de privation de sommeil, de modification des rythmes de vie habituels, d’infection des voies respiratoires supérieures ou de la prise d’une médication sédative (contre-indication des PHENOTHIAZINES chez le nourrisson).

 (Source : M. Roussey – Institut Mère-Enfant, annexe pédiatrique, Hôpital sud, BP 56129, 35056 Rennes Cedex) 2

DU NOUVEAU, mais pas pour tout de suite…

Depuis une dizaine d’années, des scientifiques (pédiatres, pharmacologues et biologistes moléculaires) ont observés que les bébés décédés de mort subite du nourrisson ont eu une augmentation importante des récepteurs à l’acétylcholine : une substance produite par le nerf vague qui assure la transmission de l’influx nerveux. Or, le nerf vague agit comme un frein cardiaque.

S’il fonctionne exagérément, le nerf vagual peut mener à des ralentissements très importants du rythme cardiaque, voire à des arrêts cardiaques. En bref, le syndrome de la mort subite du nourrisson pourrait survenir lorsque le nerf vague ne remplit plus sa mission de ralentir correctement le rythme cardiaque.

 Bientôt un traitement ?

Une simple prise de sang pourrait permettre, dans quelques années, à dépister tout dysfonctionnement du nerf vague chez les nouveau-nés. Mais il est encore trop tôt pour être affirmatif sur ce point, les recherches étant encore en cours…

En outre, des traitements existent déjà pour ce type de pathologie, mais là encore il faut s’assurer de leur efficacité chez les nourrissons.

 Il faut encore compter cinq ou six ans de travail. Les scientifiques doivent d’abord vérifier qu’une prise de sang permette, comme c’est le cas pour l’animal, de détecter un dysfonctionnement du nerf vague chez les nourrissons.

 Ensuite, il faudra s’assurer que les médicaments qui existent pour traiter cette anomalie puissent soigner efficacement ces enfants.

En attendant, une seule chose à faire pour éviter le pire : suivre les consignes de prévention de la mort subite du nourrisson !

Un moniteur pour surveiller la respiration de bébé peut également éviter la survenue de la mort subite du nourrisson et les morts inattendues du nourrisson : le nanny détecte et surveille la respiration de bébé et émet une alarme en cas de problème, cela permet ainsi de pouvoir intervenir immédiatement et/ou appeler les secours pour une intervention « à temps »… comme on peut le lire dans des témoignages de parents via les avis clients du nanny

Voir l’étude complète sur la mort subite du nourrisson disponible sur le site gouvernemental de l’institut de veille sanitaire

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