Apres plus de 10 ans de recherche sur les maladies infantiles, un chercheur de Seattle pense être en phase de trouver la solution au syndrome de mort subite du nourrisson.

 

Dr. Daniel Rubens est sur la bonne voie. Cet anesthésiste pédiatrique de l’Hôpital des enfants de Seattle pense être proche de trouver la cause du syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), un des plus cruels mystères médicaux toujours d’actualité, qui est à l’origine de 450 décès par ans chaque année en France.

Pour rappel, cela arrive à des bébés qui semblent être en bonne santé. Des bébés qu’on l’on a juste laissé dormir pour une sieste ou dont les parents se sont éloignés quelques instants. A un moment, leur respiration s’altère et ils s’étouffent. C’est rapide et brutal, une tragédie qui ne semble pouvoir être évité, ou expliqué.

« Les parents sont complètement impuissants », a déclaré le Dr. Rubens, « Je ne pouvais pas laisser passer cela »

Rubens, 52 ans, a passé les 11 dernières années à faire de des recherches. Des recherches, qui vont d’ailleurs recevoir un grand coup de pouce grâce à sa première collecte de fonds, qui a eu lieu il y a quelques semaines, au bénéfice de la « SIDS Research Guild » *, fondée par lui-même il y a un an.

La collecte a permis de réunir 20 000 $, pas beaucoup, mais assez pour que Rubens continue à travailler sur sa théorie : Le syndrome de mort subite du nourrisson pourrait être lié à un dysfonctionnement non détecté de l’oreille interne, ce qui rendrait difficile pour un bébé de se réveiller automatiquement et de se repositionner quand il a des difficultés de respiration. Il bloquerait le signal qui pousse le nourrisson à bouger pour pouvoir respirer, ce dernier cessant juste de respirer. Il étouffe.

« Ces enfants ont des problèmes d’oreille interne, mais ils ne peuvent pas vous le dire », a déclaré Rubens, « Ils sont trop jeunes pour pouvoir s’asseoir, ils ont donc des difficultés à aller chercher l’air qu’ils ont besoin. »

Pour prévenir le syndrome, Rubens plaide pour des recherches qui conduiraient à la création d’un test d’audition sur les bébés dans les 48 heures suivant leur naissance. Ce dépistage permettrait de détecter les dysfonctionnements d’audition mettant en danger les bébés. Les nourrissons positifs à ce test passerait ensuite des examens plus approfondis.

 

* SIDS est l’abréviation du syndrome de mort subite du nourrisson en anglais.

Article original par Nicole Brodeur

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