La mort inattendue du nourrisson est la première cause de mortalité chez les moins d’un an. S’il est possible de limiter les risques grâce à de simples gestes,  la cause des décès reste souvent inexpliquée. Des chercheurs australiens ont pour la première fois établi un facteur biologique, une protéine, pouvant être impliquée dans la régulation du sommeil.

Une protéine à l’origine de la mort inattendue du nourrisson

En effet, des chercheurs du Sydney’s Westmead Children’s hospital ont remarqué que les victimes de la mort inattendue du nourrisson présentaient une concentration d’une certaine protéine, inférieure de 20 % à celle des autres enfants. Cette protéine, appelée orexine, située dans le cerveau, est responsable de la régulation du sommeil. Elle permet de nous réveiller quand l’endormissement est perturbé (par de l’apnée par exemple).
Dans une interview donnée au Guardian, le Dr Rita Machaalani explique que : « cela semble indiquer que ces bébés peuvent avoir eu des dysfonctionnements neuronaux. Au lieu de se réveiller durant leur sommeil comme d’autres enfants le feraient, ils continuent à dormir. »

Faire avancer la recherche

Au vu de cette découverte, la spécialiste espère que les recherches permettront à terme de pouvoir déterminer les bébés possédant des taux faibles d’Orexine. Elle reconnaît cependant que cette pratique ne verra pas le jour avant plusieurs années. On recommande toujours aux parents de bien suivre les gestes de prévention de la mort subite du nourrisson.

Le Dr Machaalani indique ensuite se concentrer sur la découverte du mécanisme responsable de la baisse d’orexine, aussi en cause dans les troubles du sommeil de l’adulte.

Pour rappel, un Observatoire national de la mort inattendue du nourrisson a été créé en mai 2015. Il regroupe les informations concernant les victimes de MSN et les circonstances de leur décès afin d’avancer sur la recherche.

Retrouvez l’article original sur la recherche en cliquant ici.

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